L'école de préservation de Doullens

Doullens est aux jeunes filles mineures ce que la Petite Roquette est aux garçons: une prison. Le contentieux est comparable, vol, abus de confiance, etc... Les années ont passé et la prison joue de plus en plus le rôle de sas d'orientation vers des institutions charitables. Habituellement, les jeunes filles condamnées sont placées comme bonnes ou comme fille de ferme. Elles réalisent également des travaux de couture et reçoivent un salaire pour ce travail. Cette prise en charge ne remporte pas toujours l'adhésion comme on peut le constater dans l'extrait de l'ouvrage "La Mémoire de Doullens" d'André Guerville cité par Y. Delplanque sur son site consacré à Doullens dont est extraite la photographie ci-dessus. L'instituteur prend la direction de l'école de préservation à l'époque où ces critiques émergent. Dans ses dossiers, une affaire retient particulièrement l'attention. Il s'agit d'un infanticide, à une époque où l'avortement était impossible et où les filles-mères étaient blâmées.

Fiche individuelle
lettre à l'instituteur
Lettre de l'instituteur